
Mais pourquoi Carignon a-t-il démissionné après sa défaite, juste avant la réunion du premier conseil municipal de ce nouveau mandat ? Pourtant il déclare qu’il va continuer à faire de la politique à Grenoble, alors pourquoi quitter le conseil municipal ?
Il faut rappeler quelques faits qui éclairent cette décision. Lorsque cet ancien maire est poursuivi pour avoir cédé la gestion de l’eau de Grenoble à un grand groupe privé en contrepartie d’avantages financiers personnels très importants, il organise sa défense en refusant de reconnaitre les évidences validées par la justice, au bout de 11 jugements ou arrêts. Il est dans le déni total.
Jamais il n’a accepté cette vérité et il a même durant l’instruction pris à partie les juges en expliquant dans les médias que les juges n’étaient pas élus et que pour lui la seule justice était celle du peuple lors de l’élection. Et s’il a été maintenu 5 mois de plus en détention que la normale, c’est la conséquence de ses attaques contre la justice. Depuis il n’a jamais varié et dès qu’il l’a pu, il a tout fait pour se faire réélire afin de montrer que la justice du peuple l’a lavé de ses condamnations.
Il a tenté de retrouver un poste de député et ce fut un échec cinglant. Il a tout fait pour reprendre le contrôle de la droite grenobloise pour pouvoir manœuvrer à sa guise. C’est ainsi qu’il a bataillé pour se faire réélire dès 2014 à la mairie, mais 9ème sur la liste de droite, il n’a pas été élu. En 2019 il réussit à faire démissionner deux femmes (dont N. Béranger qu’il a remercié en lui offrant la deuxième place sur sa liste de 2026), ce qui lui permet d’être élu et de préparer une liste pour les élections de 2020.
Depuis 7 ans, il a engagé une bataille acharnée pour gagner la majorité en 2026, son parti local « Grenoble le changement » étant la cheville ouvrière de ce combat. Comme modèle de trumpisme, on ne fait pas mieux : chaque jour ce sont mensonges, attaques personnelles contre le maire et les élu-es de la majorité, manipulation de l’information, diffamation…La campagne a été émaillée de boules puantes de son côté (procuration d’une électrice très âgée soi-disant détournée par un colistier de gauche, agression d’un militant LFI lors d’un tractage à Villeneuve le 18 mars, intimidation des colleurs de la liste Ruffin,…).
Il se croit arrivé au but le 15 mars 2026 en devançant de très peu la liste de Laurence Ruffin. Mais l’échec est pour lui terrible car le peuple ne l’a pas lavé de la corruption et il ne peut espérer une autre élection municipale vu son âge.
Il y a encore un Etat de droit encore en France et il n’a pas pu le contourner. C’est la fin d’une histoire qui a fait beaucoup de mal à notre ville et on peut enfin tourner cette triste page de l’histoire dont l’ADES et ses militants ont été des acteurs décisifs depuis 1983.
Mais sa capacité de nuisance est toujours là et il voudrait la communiquer à des plus jeunes. L’opposition de droite inclut désormais les macronistes, la fable du « macronisme de gauche » de Mme Chalas ayant à cette occasion définitivement disparue. On verra rapidement si cette opposition poursuit les mêmes errements et si oui, sans doute avec moins de hargne, quoique Mme Chalas ait déjà émaillé le conseil municipal de sorties assez « trumpiennes »… Espérons que cette mandature sans Carignon permette enfin un débat démocratique plus sérieux, où seront proposées pour bien gérer la ville des solutions alternatives financées plutôt que des envolées démagogiques creuses.
Après de nombreuses démissions dans la liste de droite, voici les 13 élu-es, qui participent au conseil municipal du 27 mars 2026 : Nathalie Béranger, Pierre-Edouard Cardinal, Anouchka Michard, Clément Chappet, Emilie Chalas, Thierry Aldeguer, Brigitte Boer, Delphine Bense, Jean-Luc Rizzi, Franck Benhamou, Rdija Thérèse Sahiri, Stéphane Robin, Jean-Noël Pusel.
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